3ème édition du Lassiry graffiti : au-delà d’un festival, une école d’art appliqué

Un atelier de formation en graffiti a fermé portes et fenêtres ce samedi, à la maison des jeunes de Nongo (Ratoma). Initié par la structure “Guinée Challenge”, dans le but d’«augmenter le nombre de graffeurs en Guinée», il s’est tenu en prélude à la 3ème édition du Festival Lassiry Graffiti. Les participants ont bénéficié de jours de cours gratuits.

M’baye Aïssatou Fall, alias Lefa Albis, coordinateur du Festival Lassiry Graffiti, parle de leur ambition : « Nous voulons donner l’opportunité aux jeunes qui ont suivi la formation, de venir faire les murs avec nous, nous avons envie d’augmenter le nombre de graffeurs guinéens, bref, on veut donner un métier aux jeunes ».

Oumar Chimère Diao, formateur, apprécie le talent des participants et apporte quelques précisions : « J’ai reçu des peintres voire les architectes qui ont du talent, mais ce n’est pas seulement la peinture qui compte, le graffiti a aussi ses réalités. C’est une autre forme d’art qui est engagé, il est normalement utilisé pour denoncer les maux de la société donc c’est un moyen efficace pour atteindre son public cible ».

Cet atelier de formation avec l’appui de l’OIM a également pour objectif de limiter l’immigration clandestine. Il a connu la participation de cinq (5) migrants clandestins retournés en Guinée. Mariame Camara est l’une d’entre-eux. Elle dit être satisfaite de la formation et lance un cri d’alerte.

« Je suis contente de faire partie du groupe et l’expérience acquise va m’aider dans le futur. En tant que rescapée, je demande aux jeunes d’arrêter la migration clandestine, on peut mieux faire en restant au pays, l’extérieur est dangereux pour les migrants clandestins »

Avec pour thème « La citoyenneté active », le festival Lassiry Graffiti va officiellement lancé sa 3ème édition le 16 décembre et s’étendra jusqu’au 25 décembre. Il se tiendra à la maison des jeunes de Nongo. D’autres modules de formation, notamment le leadership féminin seront au rendez-vous .

Félicité LAMAH pour ActuJeune.

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